Lors de l’ouverture de la 14e édition du MASA à l’Université Félix Houphouët-Boigny, Adama Dosso, ministre délégué chargé de l’Intégration africaine, a plaidé pour une vision pragmatique de la culture. Loin d’être un secteur secondaire, elle s’affirme désormais comme un levier stratégique de croissance et d’emploi pour le continent.
Des chiffres vertigineux à l’échelle mondiale et locale
Le ministre a rappelé l’impact massif des industries culturelles et créatives (ICC) à travers des indicateurs clés :
- Mondial : Plus de 2 250 milliards de dollars de revenus et près de 30 millions d’emplois.
- Afrique : Un secteur pesant déjà 45,3 milliards de dollars, soit environ 3 % du PIB continental.
- Audiovisuel : Actuellement source de 5 millions d’emplois en Afrique, ce segment pourrait en générer jusqu’à 20 millions grâce à des investissements ciblés.
Un patrimoine d’exception comme socle de développement
L’Afrique ne manque pas d’atouts pour nourrir cette économie. Adama Dosso a notamment mis en avant la richesse du patrimoine recensé par l’UNESCO :
39 sites inscrits au patrimoine mondial et 98 éléments du patrimoine immatériel.
Ces ressources constituent, selon lui, le fondement indispensable au déploiement du tourisme culturel et à l’affirmation de l’identité africaine sur la scène internationale.
L’ambition ivoirienne : de la vision à l’action
Pour la Côte d’Ivoire, l’enjeu est désormais de transformer ce potentiel en croissance inclusive. Le ministre a insisté sur l’urgence de structurer les chaînes de valeur pour offrir des emplois durables à la jeunesse, portée par l’essor du numérique.
« La culture doit devenir le moteur central du développement économique, de l’intégration régionale et du rayonnement de l’Afrique. »